Ils ont donné leur nom à une rue

Ils ont donné leur nom à une rue

Georges Guyomar, Hyacinthe Cheval, abbé François Dobet… Ces hommes ont donné leur nom à des rues de Guingamp. Qu’ont-ils fait pour mériter un tel honneur ?

Sur cette page, vous trouverez les noms de :

abbé François Dobet, Alphonse Le Hénaff, Bobé de Moyneuse, Colin David, colonel Bréban, général Pastol, François Ménez, Hyacinthe Cheval, Pierre Guillomard, Théodule Ribot, Villiers de l’Isle-Adam, Yann Conan, d’après un article paru dans Ouest-France le 15/07/2014 (Fabienne MENGUY) ainsi que le général Louis Nicol.

Abbé François Dobet

Docteur de l’Université de Rennes, l’ecclésiastique est l’auteur d’un ouvrage de 237 pages, publié en 1950 par les Presses bretonnes de Saint-Brieuc, portant sur Le collège de Guingamp et l’Institution Notre-Dame de 1516 à 1948.

Alphonse Le Hénaff

Alphonse François Le Hénaff, artiste peintre né à Guingamp en 1821 et décédé en 1884 à Rennes, est, selon l’abbé Pommeret « l’un des rénovateurs de la peinture religieuse au XIXe siècle ». L’une de ses nombreuses oeuvres, intitulée Le Baptême du Christ, réalisée entre 1848 et 1852, est d’ailleurs visible dans la basilique Notre-Dame-de-Bon-Secours. Cette peinture à l’huile, de 3,67 m sur 3,23 m, a été classée monument historique en 1994.

Bobé de Moyneuse

Ancien officier de la Garde royale, Augustin Bobé de Moyneuse (1795-1870), dont la famille est originaire du pays de Guingamp, décide de léguer sa fortune à la ville. Un don qui va permettre de construire en 1874, « un asile pour les pauvres, les incurables et les vieillards », en remplacement de l’hospice bâti en 1834, qui s’avère vétuste et insuffisant.

Colin David

L’homme est nommé en 1380 « représentant de la communauté de Guingamp », par Jeanne de Penthièvre, alors duchesse de Bretagne. Guingamp devient alors la première organisation municipale bretonne, mise en place 40 ans avant celle de Rennes.

colBrebant2Colonel Brébant

Né le 24 mai 1889 à Plésidy, Théophile-Marie Brébant décède en février 1965 à Guingamp. L’officier a combattu lors de la Première Guerre mondiale, de la guerre du Rif (qui opposa les tribus rifaines aux armées espagnole et française de 1921 à 1926, dans le Rif, chaîne de montagnes du nord du Maroc), ainsi que lors de la Seconde Guerre mondiale.

 

 

 

PASTOL_de_KERAMELIN_Yves_(Baron)Général Pastol

YvesMarie Pastol naît le 5 mars 1770 à Guingamp, au foyer d’Yves-Marie Joseph Pastol de Keramelin et de Marie-Jeanne Le Dereat. Le 31 mai 1813, il meurt lors de la bataille de Lützen (Allemagne), sur le champ de bataille.

 

 

 

 

 

François Ménez

Né le 9 août 1887, à Saint-Clet, dans le canton de Pontrieux, le fils d’instituteur est lui-même instituteur. Il se fait connaître par la publication de deux romans : L’envoûté, en 1927, et Le pays perdu, en 1931. Il meurt le 8 juin 1945, à Rennes.

Hyacinthe Cheval

Difficile de retrouver la trace de cet homme. Il semblerait qu’il ait été l’un des directeurs de la Caisse d’Épargne de Guingamp.

Pierre Guyomar

Voir l’article plus complet par M. Thierry Kerisel : clic ici

Né le 19 septembre 1757 à Guingamp, il y est décédé le 10 octobre 1826. Négociant de draps, il est aussi, sous l’ancien régime, membre de la Communauté de ville de Guingamp de 1786 à 1790. Dans le cadre du nouveau statut communal, il est élu maire de la ville en 1790 et le reste jusqu’en 1792. Il est alors élu député des Côtes-du-Nord à la Convention nationale (1792-1795). Toujours comme député des Côtes-du-Nord, il est élu ensuite, sous le Directoire, au Conseil des Cinq-cents (1795-1797), puis au Conseil des Anciens (1798-1799). Le coup d’Etat de brumaire le ramène à Guingamp et à son activité de marchand. Mais, toujours au service de ses concitoyens, il est alors aussi conseiller général des Côtes-du-Nord (1800-1809). Puis, en 1813, alors que l’empire vacille, il redevient pour la deuxième fois maire de Guingamp, nommé par l’empereur Napoléon, mais est révoqué fin 1814, en raison de ses opinions politiques, par le roi Louis XVIII. Les Cent-Jours ramènent Pierre Guyomar, renommé par l’empereur Napoléon, dans sa mairie pour la troisième et dernière fois (1815).

Le révolutionnaire modéré que fut Pierre Guyomar se distingue par la constance de son attachement à la République (alors que tant d’autres, en quête de titres ou décorations, furent des « girouettes »), par son courage dans les périodes difficiles et par ses idées politiques souvent très en avance sur son temps. En particulier, en avril 1793, il propose à la Convention nationale une égalité complète de droits de l’homme et de la femme dans un mémoire très argumenté encore souvent cité de nos jours en France et à l’étranger. Enfin, Pierre Guyomar fut aussi administrateur de l’Hospice de Guingamp pendant près de 20 ans (1801-1813 et 1816 1821), plaçant le souci des pauvres en priorité.

Le nom de Pierre Guyomar a été attribué à une rue de Guingamp en 1910. Cette rue relie la rue Saint-Nicolas à la rue de la Trinité. Dénommée antérieurement « venelle du Four ou Saint-Nicolas » et d’une longueur de 130 m seulement, elle est fort modeste. Mais, Pierre Guyomar lui-même a toujours fait preuve de modestie jusque dans ses volontés testamentaires pour le déroulement de ses obsèques. La rue Pierre Guyomar a au moins le mérite de se trouver à quelques dizaines de mètres seulement du cimetière de la Trinité où repose celui-ci.

(Rédigé par Thierry Kerisel, propriétaire de la miniature représentant Pierre Guyomar vers fin1792 et auteur du livre « Le Conventionnel Pierre Guyomar, un révolutionnaire Breton promoteur des droits de la femme (1757-1826) », éditeur L’Harmattan, juin 2022, 360 pages).

 

Théodule RibotThéodule_Ribot

Né le 18 décembre 1839, le Guingampais meurt à Paris le 9 décembre 1916. Le philosophe crée et dirige la Revue philosophique. Il est généralement considéré comme le fondateur de la psychologie française.

 

 

 

 

 

Villiers de l’Isle-Adamvilliers

Jean-Marie-Mathias-Philippe de Villiers de l’Isle-Adam est un écrivain, né le 7 novembre 1838, à Saint-Brieuc. Sa famille l’appelle plus simplement Mathias, tandis que ses amis le nomment Villiers. Grand admirateur de Poe et de Baudelaire, passionné de Wagner et ami de Mallarmé, il est l’auteur notamment des Contes cruels (1883) et de LÈve future (1886). Il meurt à Paris, le 18 août 1889.

 

Yann Conan

Ou Jean Conan. Né dans le quartier de Sainte-Croix en 1765, au foyer de Guillaume Conan, tisserand, et Marie Moalou, il quitte Guingamp en 1777 pour devenir domestique à l’abbaye de Beauport où il apprend à lire et à écrire. Entre 1786, il embarque sur un navire qui met le cap sur Terre-Neuve. Et retrace dans ses Mémoires la vie quotidienne des Terre-Neuvas. Il meurt à Sainte-Croix en 1834.

Et aussi…

Général Louis Nicol

General_NicolLouis Nicol est né le 16 octobre 1892 à Guingamp. Après des études militaires à Saint-Cyr, promotion Montmirail, il part pour la guerre. En 1920, il intègre l’école de Guerre à Paris. En 1926, il épouse Hélène dont il aura une fille en 1931. Entre 1928 et 1933, il séjourne à Besançon. En 1933, il entre au ministère de la Guerre (aujourd’hui ministère des Armées), Avant de prendre le commandement du 5e régiment des tirailleurs algériens à Maison Carré en Algérie entre 1935 et 1937. Nommé chef de bataillon du 26e régiment d’Infanterie à Nancy, il est ensuite directeur général des transports militaires à Rabat (Maroc) de 1942 à 1945. Durant cette période, il est appelé à Londres pour la préparation du débarquement en Normandie auquel il participa en juin 1944 avec le contingent français.

Décoré de la « most excellent order of the British Empire[1] » (« décoration dont il était le plus fier car très rare »), il était mentionné « Colonel Nicol ». Muté à Alger à la fin de la guerre comme directeur des transports militaires, il était chargé d’une mission civile pour le compte de la Compagnie du Méditerranée Niger chargée de la construction d’un chemin de fer reliant la Méditerranée au fleuve Niger.

C’est durant cette mission qu’il fut hospitalisé à l’hôpital de Colomb Béchard où il décéda le 17 décembre 1947.

Son corps a été rapatrié à Guingamp, sa ville natale, au cimetière de la Trinité où il repose. Selon son petit-fils « iI était ami de très longue date avec d’autres généraux dont des centaines de rues portent aujourd’hui le nom mais l’important pour nous est que le nom de cette seule rue soit conservé pour l’histoire des Guingampais car tel fut le souhait de ma grand-mère. Un don significatif en remerciement fut effectué à la ville par ma grand-mère pour la création de la bibliothèque de Guingamp ».

[1] L’excellentissime ordre de l’Empire britannique est un ordre de chevalerie du système honorifique britannique, établi en 1917 par le roi George V.

 

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