Maire de Guingamp depuis 1882

Maire de Guingamp depuis 1882

Qui a été élu maire de Guingamp depuis 1882 ?

(Ouest-France 30/03/2014)

Yves Riou (1882-1900) :  Établi à Guingamp en 1880, l’avocat est le premier maire élu au suffrage universel, puis sera conseiller général du canton de Guingamp (1886) et député (1998). Le candidat républicain est partisan de la protection accordée à l’agriculture, ainsi qu’à toutes les industries nationales et, en particulier, des mesures destinées à faciliter l’exportation des produits de l’élevage breton.

Jean Lorgeré (1904-1908) :

Henry Billot (1912-1914) : Conseiller municipal, élu maire en 1912 après Jean Lorgeré (1904-1908), l’homme habitait l’ancien château de Cadolan, où est installé le lycée Auguste-Pavie. Père de onze enfants, le commerçant décide de se porter volontaire pour partir à la guerre. Commandant du 71e Régiment d’infanterie de Saint-Brieuc, il meurt en avril 1915, à Pilken, en Belgique, victime d’une attaque au « gaz moutarde ». Le jardin public porte son nom.

Yves Salaün (1919-1922) : Élu maire en décembre 1919, l’homme est réélu le 1er juin 1922, au premier tour du scrutin, mais refuse la fonction. Au deuxième tour, François Kerfant, élu maire, refuse également la fonction, comme Y. Le Roux, élu au troisième tour. Henri Carrière est alors nommé président de la délégation spéciale.

André Lorgeré (1925-1941) : Avocat, celui qui occupe les fonctions de maire, durant 16 ans, est également député. L’homme est même nommé sous-secrétaire d’État à l’éducation physique, mais du 30 janvier au 9 février 1934… Dirigeant d’En Avant de Guingamp, il lègue sa maison natale au club de foot, qui y installe son siège social. Après ses différents mandats, durant l’Occupation, différents maires seront nommés par arrêté préfectoral : Paul Le Jamtel, Henry Kerfant et Yves Colvez.

Pierre Milon (1945-1947) : Lui aussi est avocat. Le maire SFIO (Section française de l’Internationale ouvrière, parti politique socialiste français) a l’honneur de recevoir le général De Gaulle en visite à Guingamp, le 21 juillet 1945.

Henry Kerfant (1947-1959) : Le transporteur est élu à trois reprises au siège de maire, mais démissionne avant la fin de son troisième mandat. Accusé de conflit d’intérêts dans la création de la zone industrielle de Grâces, il est mis en minorité par son conseil. Une rue adjacente à la place du Centre porte son nom. Le 31 juillet 1961, une délégation spéciale est mise en place pour gérer les affaires municipales.

Édouard Ollivro (1961-1977) : Conseiller municipal en 1959 sur une liste de Progrès économique et social, il est élu maire à trois reprises, puis restera conseiller municipal jusqu’à son décès en 1982. En 1967, il est élu député de la quatrième circonscription des Côtes-du-Nord ; un poste qu’il occupera jusqu’en 1978. En 1969, il est nommé président du groupe centriste à l’Assemblée nationale. Le professeur d’histoire-géographie au lycée Auguste-Pavie est célèbre pour l’un de ses romans : Picou, fils de son père.

 François Leizour (1977-1983) : Né le 4 juin 1914 à Plougrescant, il est professeur de philosophie, au lycée Auguste-Pavie, et est militant communiste des Côtes-du-Nord. Conseiller général PCF de Guingamp de 1951 à 1958 et de 1964 à 1982, il est élu maire de Guingamp en 1977 (jusqu’en 1983) et député communiste de 1978 à 1981. Une école publique porte son nom.

Maurice Briand (1983-1989) : Le militant à la Ligue des droits de l’homme adhère à 25 ans au Parti socialiste et est toujours resté fidèle. Il est élu député de 1981 à 1986 puis de 1988 à 1993 ; maire de Guingamp, de 1983 à 1989 ; conseiller régional pendant douze ans, avant de devenir adjoint au maire jusqu’en 2008. L’avocat est à l’origine de la création des berges du Trieux, mais aussi, de l’installation du stade d’En Avant de Guingamp dans le quartier du Roudourou. C’est lui, par ailleurs, qui a sollicité Noël Le Graët pour prendre la mairie en 1994.

Albert Lissillour (1989-1995) : Conseiller municipal depuis 1971, il est élu maire en 1989 pour un mandat et adhère au RPR. Le vétérinaire anticipe sa retraite en 1994 pour devenir maire à plein-temps. Sous son mandat, notamment : la venue de l’Université catholique de l’Ouest dans les locaux de l’ancienne caserne de la Tour-d’Auvergne, ainsi que la création de la médiathèque.

Noël Le Graët (1995-2008) : Homme d’affaires, président du club d’En Avant de Guingamp dès 1970, président de la ligue professionnelle de football en 1991, vice-président de la Fédération française de football avant d’en prendre la présidence en juin 2011, le maire PS a agrandi et rénové deux fois le stade du Roudourou, en l’espace de deux mandats. Douze années durant lesquelles, les zones industrielles se sont développées (Lidl, Daunat, Stalaven aujourd’hui parti…), la gendarmerie s’est installée rue de la Trinité, le centre-ville a retrouvé son emblématique Plomée.

Annie Le Houérou (2008-2014) : Première femme élue maire, la socialiste a été présidente de Guingamp communauté de 2002 à 2008, conseillère générale de 2005 à 2012 et siège à l’Assemblée nationale depuis juin 2012. Ces six dernières années, la mise en valeur des vestiges du château de Pierre II, des travaux de réaménagement dans le centre-ville, la poursuite de la rénovation urbaine et l’épineux dossier de la réhabilitation de la prison ont notamment été engagés.