Rustang

Rustang

rustank

Le nom « rustang », désignant un lieu-dit, serait la contraction de rue Stang ou rue de l’Étang.

Nous retrouvons cette semaine une carte qui nous conduit au vieux faubourg de Rustang. Le carrefour de la rue aux Chèvres se situe au pignon de la maison de gauche. La rue descend ensuite jusqu’à un petit pont puis remonte en direction de Corlay. On aperçoit à droite la route menant à Sainte-Croix et Bourbriac.

Le nom « rustang », désignant un lieu-dit, serait la contraction de rue Stang ou rue de l’Étang (un petit étang alimentait autrefois un moulin en contrebas). Les plans anciens mentionnent bien « rue de Rustanc » ou « de Rustang ». La dénomination actuelle « rue Rustank » est donc incorrecte, il faudrait soit retrouver l’appellation ancienne, soit dire simplement « Rustank ».

Une interprétation différente peut être envisagée : selon Jean-Marie Plonéis, dans son ouvrage Toponymie celtique, ce nom pourrait provenir de ru ou run (tertre, hauteur) et de stang ou stank (du latin estang) : la route emprunte une levée de deux à trois mètres par rapport au sol d’origine très marécageux à cet endroit. Laissons le choix aux spécialistes.

20 commerçants et artisans en 1906

Au centre, le ruisseau venant de Cadolan traverse la rue avant de se diriger vers le Trieux, sous un pont allant du pignon d’une maison basse aujourd’hui effondrée à gauche, jusqu’au parapet débordant sur la chaussée à droite. Cet endroit était appelé d’un nom aujourd’hui oublié : Pont-ar-Yar ou pont de la poule. On remarque des poteaux téléphoniques du côté droit vers Corlay. Si la rue Rustang actuelle se limite à la partie comprise entre la rue aux Chèvres et la route de Bourbriac, elle se prolongeait autrefois en direction de La Chênaie. À gauche, Herviou annonce qu’il « vend à boire et à manger loge à pied en cheval ». En 1906 on pouvait recenser huit cabaretiers ou aubergistes, trois épiciers, deux marechaux-ferrants, deux marchands de sabots, un marchand de farine, un boulanger, un marchand de mercerie, un cordonnier, un bottier et un menuisier. Les paysans rentrant du marché pouvaient trouver tout le nécessaire pour se restaurer et s’approvisionner.

Jacques Duchemin,
pour les Amis du patrimoine
du pays de Guingamp