Yves-Louis Le Guillou

Yves-Louis Le Guillou

Gilbert et Édith Féron (descendants d’Yves Louis Guillou dans Ouest-France du 05 mars 2016

Yves-Louis Le Guillou. Artiste talentueux né à Guingamp en 1758 , il fait carrière dans le corps des ingénieurs géographes militaires. Et dresse, avec une infinie précision, les cartes indispensables aux conquêtes révolutionnaires et napoléoniennes.
« Quand j’étais adolescent, je voyais sur les murs de la maison familiale des ordres de mission adressés à Yves-Louis Le Guillou. Ces documents ont toujours éveillé ma curiosité… »
« Il était le fils d’un sculpteur installé à Guingamp et était l’aîné d’une fratrie de quinze enfants ». Élevé dans une famille de lettrés, le jeune homme quitte sa commune natale à 22 ans, pour rejoindre la capitale. Où il travaille dans le prestigieux atelier du peintre Jean-Baptiste Greuze.
Il marche avec les armées
Copiste et miniaturiste de talent, aux lendemains de la Révolution, l’artiste intègre une fabrique de papiers peints en 1789, pour reproduire des scènes de tableaux signés par de grands maîtres. Il est repéré, en 1793, par le futur général Sanson, qui lui clame : « Tu peux faire mieux que cela citoyen ! » Une année charnière qui marque un tournant dans la vie du Guingampais « où il entre dans l’histoire ». Destiné à endosser l’uniforme des ingénieurs géographes militaires, il se doit de plonger dans le monde des mathématiques, deux années durant, pour s’initier et se perfectionner à la maîtrise de la cartographie. Un art qu’il mettra au service de l’empereur Napoléon qui bat campagne et étend le territoire impérial.

« En 1795, Yves-Louis reçoit un ordre de mission, en qualité d’ingénieur géo-militaire, dans l’armée de Sambre-et-Meuse, comme lieutenant de première classe. Il marchera avec les armées jusqu’en 1804, puis rentrera à Paris pour cartographier tous les relevés effectués par ses collègues sur le terrain. »

En 1811, l’artiste géographe prend sa retraite. « Il s’était marié et avait une fille, Virginie, à qui il a transmis ses savoirs en matière de dessin et peinture. Un bel exemple d’esprit ouvert à l’art, aux sciences et aux mathématiques. »

Il décède en 1827

Des exemples de l’œuvre de Louis-Yves Le Guillou